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Coopération Burkina Faso–Algérie: une rencontre pour renforcer la coopération autour des mines, de l’énergie et des hydrocarbures


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Arrivée dans la soirée du jeudi 12 février 2026 à Ouagadougou, une délégation de la République algérienne démocratique et populaire, conduite par le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed ARKAB, et le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad ADJAL, a entamé, le vendredi 13 février 2026, une journée de travail avec des experts des secteurs de l’énergie et des mines du Burkina Faso. Cette visite, organisée par l’Ambassade algérienne, a débuté par des travaux techniques qui ont abouti dans l’après-midi à la signature d’accords de coopération dans les domaines des mines, de l’énergie, des hydrocarbures et du contenu local.



Dans son mot d’ouverture, le Ministre de l’Énergie, des Mines et des Carrières du Burkina Faso, Yacouba Zabré Gouba, a indiqué que la présence de la délégation algérienne au pays des Hommes intègres reflète la solidité des relations fraternelles et historiques liant les deux pays. Il a précisé que le programme de travail portera non seulement sur l’électricité, mais aussi sur l’ensemble de la chaîne de valeur des hydrocarbures ainsi que sur d’autres thématiques liées au renforcement des capacités opérationnelles, au partage d’expériences et aux échanges techniques. Les travaux ont permis aux deux parties d’examiner les potentialités minières, les projets en cours et la nécessité de moderniser la gestion des titres miniers. Les deux parties ont exprimé leur volonté commune de sécuriser les investissements, d’améliorer la mobilisation des recettes et d’intensifier les efforts de recherche et d’exploitation, qu’elle soit industrielle ou artisanale. Le Burkina Faso a présenté son expérience en matière de développement industriel fondé sur le contenu local, tout en rappelant les besoins en infrastructures et en transfert de technologies. La question de la gestion de la rente minière a également été abordée lors des échanges. Le Burkina Faso a exposé son modèle de fonds miniers, tandis que la partie algérienne a présenté les mécanismes d’actions sociales intégrés dans les contrats pétroliers. L’artisanat minier a retenu l’attention de la délégation algérienne, désireuse de mieux connaître l’expertise burkinabè dans ce domaine. Les deux pays ont accordé une place importante à la formation, considérée comme un élément essentiel pour renforcer le contenu local et maîtriser la chaîne de valeur. L’Algérie a confirmé sa disponibilité à accompagner la création d’unités de formation et de production et à soutenir le renforcement des compétences des cadres et techniciens burkinabè. Dans le domaine de l’énergie, les échanges ont permis d’identifier plusieurs axes de travail, notamment la réhabilitation des centrales, la construction de nouvelles infrastructures et l’électrification rurale. L’Algérie a renouvelé sa disponibilité à accompagner le Burkina Faso sur l’ensemble des segments du secteur énergétique.

Le volet hydrocarbures a été marqué par un rapprochement entre Sonatrach et SONABHY, en particulier pour l’approvisionnement en produits raffinés et l’amélioration de la logistique. La formation des cadres et techniciens burkinabè a été confirmée comme un axe d’intérêt partagé dans le cadre de cette coopération. Après la signature des accords, le ministre Yacouba Zabré GOUBA a remercié la délégation algérienne pour cette démarche. Il a précisé que, dans les jours à venir, les experts des deux pays se réuniront pour engager la mise en œuvre des pistes de collaboration identifiées. « Nous témoignons notre reconnaissance à la délégation algérienne et la rassurons quant à l’attention que nous porterons aux recommandations issues de ces travaux », a-t-il déclaré. Pour le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines de l’Algérie, Mohamed ARKAB, l’Algérie considère le Burkina Faso comme un partenaire important et un acteur influent dans la région. Il a indiqué que l’objectif commun va au-delà de projets ponctuels et s’inscrit dans la construction d’un partenariat durable fondé sur la confiance et l’intérêt mutuel. « L’Algérie est disposée à être un partenaire engagé et à accompagner le Burkina Faso dans la réalisation de ses priorités économiques et la valorisation de ses ressources naturelles », a-t-il affirmé. Le ministre de l’Énergie et des Énergies renouvelables, Mourad ADJAL, a quant à lui, rappelé que l’Afrique traverse une étape clé de sa transition énergétique, caractérisée par des ressources importantes mais un accès à l’électricité encore limitant. Il s’est dit convaincu que la coopération entre le Burkina Faso et l’Algérie, associée à un engagement stratégique des gouvernements, contribuera au renforcement des capacités de production ainsi qu’à la modernisation des infrastructures de transport et de distribution, afin d’assurer un accès fiable et équitable à l’électricité.

Direction de la Communication et des Relations Presse

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